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Les Editions Karthala présentent la sélection des Incontournables, les ouvrages de référence.

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Maison d'édition Karthala

La maison d'édition Karthala a été fondée en mai 1980, à Paris, avec pour objectif la publication et la diffusion de textes sur les questions internationales en rapport avec les pays du Sud. Vingt ans après les indépendances des années 1950 et 1960, le besoin se faisait sentir de nouvelles approches politiques de ce que l'on appelait alors le "Tiers monde", et en particulier de l'Afrique.


Un article sur RFI par Sabine Cessou (31 octobre 2014) "Les éditions Karthala prennent un coup de jeune"

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Le catalogue de Karthala

Notre site propose la vente des livres des éditions Karthala sous deux formes :

1/ les livres imprimés, soit plus de 2 400 titres avec les Classiques africains et les éditions de l’Orante ;

2/ un premier catalogue d’e-books (environ 900), dont le nombre va s’accroître progressivement.

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La personnalité du mois : Stephen Ellis

Heberger image

 

Stephen Ellis est mort comme il a vécu : en philosophe, en homme de foi, en parfait gentleman. Ethniquement, il était historien, et il l’est resté jusqu’au bout, en dépit de ses mues professionnelles successives, par son souci des sources et la diversité de celles qu’il mobilisait. Grâce aux différentes fonctions qu’il a occupées tout au long d’une carrière particulièrement riche, à son entregent, à sa chaleur humaine et à sa discrétion absolue, il possédait sans doute l’un des meilleurs carnets d’adresses dont peut se targuer un spécialiste des questions africaines. S’y côtoyaient les sommités de la communauté scientifique internationale, des fonctionnaires de toutes nationalités, des militants, des journalistes, des banquiers, des traders, d’anciens mercenaires, des hommes d’affaires parfois issus de la lutte armée, des prêtres et des pasteurs, des environnementalistes, des diamantaires, une foule d’anonymes rencontrés au fil de ses voyages, notamment en Afrique, et auxquels il vouait un respect qui n’aveuglait pas sa clairvoyance. Travailler avec Stephen était un plaisir, mais aussi une nécessité tant son érudition était toujours précieuse pour les recherches des uns et des autres. J’en ai moi-même fait l’expérience à de multiples reprises, notamment en écrivant avec lui et Béatrice Hibou La Criminalisation de l’Etat en Afrique. Bien que j’en aie personnellement tiré de grands enseignements en rédigeant mes propres livres, d’autres sont mieux placés que moi pour saluer son œuvre d’historien de Madagascar et de la République sud-africaine, sa contribution à la compréhension de la guerre civile au Liberia, son apport décisif – réalisé de pair avec Gerrie ter Haar – à l’étude du fait religieux en Afrique.

Pour en avoir beaucoup profité, je ne suis en revanche pas le moins qualifié pour exprimer la reconnaissance des africanistes à l’égard de sa générosité envers ses collègues ou étudiants, auxquels il prodiguait conseils, informations, recommandations bibliographiques, et contacts – toujours ce fameux carnet d’adresses ! Stephen était un partageux. Il s’est engagé dans nombre d’entreprises collectives – dont la co-rédaction en chef d’African Affairs pendant plusieurs années – au détriment de ses projets personnels. Il n’hésitait jamais non plus à mettre au service de ses pairs francophones son anglais superbe, sans lésiner sur les heures de travail.

Mais comme notre peine risque de nous le faire oublier, que l’on me permette d’évoquer un aspect de sa personnalité qui était au fondement de son intégrité professionnelle, et que j’ai particulièrement apprécié, notamment au cours de la longue enquête de terrain que nous avions menée pour préparer notre Criminalisation de l’Etat en Afrique : l’humour. Stephen savait rire, et faire rire. Quoi de si exceptionnel chez un Britannique, et un homme aussi britannique que Stephen ? m’objectera-t-on. Le fait que son rire n’était pas seulement un signe de décence et de distance par rapport à la cruauté du monde, dont son humanisme s’affligeait. Il était subversif, et garant de sa liberté de pensée. La meilleure preuve en est que, tout sujet de Sa Majesté qu’il fût, il riait aussi des animaux. Sa scène culte était celle, à répétition, d’Un poisson nommé Wanda, où l’on voyait trois chiens affreux se faire écraser par une masse en béton destinée à leur maîtresse, si mes souvenirs sont bons. Et nous fûmes pris d’un fou rire inextinguible, devant quelques collègues américains interloqués, lorsqu’il nous raconta comment des touristes sud-africains glissaient des serpents en plastic sous les cailloux pour faire s’évanouir je ne sais plus quelle bestiole du parc Kruger. Un homme libre, vous dis-je, comme nous l’ont rappelé sa lucidité et son courage stoïciens à l’approche de sa mort.

Jean-François Bayart

Graduate Institute (Genève)

Chaires d’études africaines comparées (UM6P, Rabat)

Evénements

À l’occasion de la parution de la 5e édition revue et enrichie de l’ouvrage Les nouvelles hypothèses sur les origines du christianisme de Jacques Giri,
les éditions Karthala vous invitent
le mercredi 4 février 2015
de 18 heures à 20 h 30
au DEFAP
102 bd Arago – 75014 Paris
(Métro : Denfert-Rochereau – Bus : 38)
Jacques Giri exposera les nouveaux éléments de recherches introduits dans cette 5e édition de son livre. Le débat sera conduit par Robert Ageneau.
Un apéritif suiv

Vitrine Karthala

 

Gibert Joseph Barbes

 

Nous sommes heureux de vous annoncer que les éditions Karthala ont la chance d'être représentées chez le nouveau Gibert Joseph de Barbes. Venez découvrir nos ouvrages au 

 

Magasin15, boulevard Barbès
75018 Paris
Tél: 01 53 09 35 15
Fax: 01 42 64 17 96
Du lundi au samedi, de 10h à 20h


 


 

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